Roshaneh Zafar a lancA� une organisation de microfinance appelA�e la Fondation Kashf au Pakistan pour aider les femmes A� sortir de la pauvretA�. Avec l’aide du mentorat et un prA?t de 10.000 dollars US du Dr Mohammed Yunus, fondateur de la Fondation Grameen au Bangladesh et laurA�at du Prix Nobel de la Paix 1996 pour son travail, Zafar a touchA� un million de femmes entrepreneurs, alors que le programme est actuellement 300 000 clients actifs.

Zafar a fondA� l’organisation en 1996. Il a fallu six mois avant qu’elle puisse convaincre le premier client d’emprunter. Finalement, elle a gagnA� la confiance des femmes en gardant ses rendez-vous, peu importe la pluie ou les hautes eaux. En 1999, Kashf a introduit le premier prA?t A� la consommation des femmes pro dans le secteur. En 2001, elle a A�tA� la premiA?re institution de microfinance A� offrir des services de micro-assurance en collaborant avec l’une des plus anciennes compagnies d’assurance du Pakistan. En 2003, c’A�tait la premiA?re institution de microfinance A� devenir financiA?rement viable. Quatre ans plus tard, la Kashf Foundation a conclu plus de 36 millions de dollars amA�ricains d’accords commerciaux avec des banques locales et internationales clA�s. Aujourd’hui, c’est la troisiA?me plus grande organisation de microfinance au Pakistan, avec des prA?ts de 22 millions de dollars et un taux de recouvrement de 98%.

Zafar a reA�u le prix Tamgha e Imtiaz, l’un des plus prestigieux prix civils au Pakistan, pour son travail dans le domaine du dA�veloppement et de l’autonomisation des femmes. Elle a A�galement reA�u le prix Skoll pour l’entrepreneuriat social en 2007. Zafar a obtenu un diplA?me de la coque personnalisA�e premier cycle de la Wharton School de l’UniversitA� de Pennsylvanie en 1989 et une maA�trise en A�conomie du dA�veloppement de l’UniversitA� de Yale. Elle se souvient A�galement d’une rencontre fortuite avec un laurA�at du prix Nobel, et de la faA�on dont cette amitiA� a A�tA� dA�terminante pour lancer ses efforts.

Une transcription A�ditA�e de la conversation suit. Et j’ai dA�cidA� de me concentrer sur l’A�tude de l’A�conomie du dA�veloppement A� Yale. J’ai interviewA� des entreprises en tant qu’A�tudiant de premier cycle et je sentais que je ne voulais pas travailler dans un environnement pour rendre les gens riches encore plus riches. Surtout venant d’un pays oA? nous avons des ressources limitA�es et une population A�norme. J’ai senti que j’avais besoin de repousser les frontiA?res dans mon propre pays. Je sentais que je gaspillerais mon A�nergie et mon intelligence dans une banque d’investissement. Je ne connaissais pas le microfinancement en tant que premier cycle. Mais A� Yale, je suis tombA� sur le travail du Dr. Muhammad Yunus et de la Fondation Grameen. [La Fondation Grameen a lancA� le concept de microfinancement au Bangladesh et le Dr Yunus a reA�u le prix Nobel de la paix en 2006 pour son travail.]

Mon professeur A� Yale a fait un travail de recherche agricole au Bangladesh et connaissait le Dr Yunus. Il a partagA� le concept du microcrA�dit dans une confA�rence. Quand j’ai entendu parler de la microfinance pour la premiA?re fois. Et puis j’ai vu le programme de nouvelles 20/20 et il a couru un segment sur le travail du Dr Yunus. Il a mis une graine de germination dans coque personnalisA�e silicone mon esprit. Je n’A�tais toujours pas clair sur ce que je voulais faire. Mais j’ai rejoint la Banque mondiale aprA?s avoir fait mon master A� Yale. J’ai interviewA� A� la Banque mondiale parce que je voulais faire du travail de dA�veloppement, en particulier le dA�veloppement du secteur social et j’ai commencA� A� travailler A� Islamabad, au Pakistan.

La Banque mondiale A�tait aussi loin que je le pouvais pour comprendre le travail de dA�veloppement. Un jour, mon patron A�tait censA� assister A� une confA�rence sur les femmes et les enfants A� Islamabad parrainA�e par l’UNICEF. Il ne pouvait pas y aller et il m’a dit que je pouvais aller A� sa place. Je me suis assis A� cA?tA� d’un individu et nous avons entamA� une conversation. La prochaine chose que je savais qu’il allait monter sur le podium pour donner une confA�rence. Il s’est avA�rA� A?tre le Dr Yunus et il m’a donnA� sa carte. Yunus

Zafar: Pendant quatre ans, nous sommes restA�s en contact. L’Internet venait de commencer alors. C’A�tait le milieu des annA�es 90. Il aurait la gentillesse de continuer A� envoyer des courriels avec moi d’avant en arriA?re.

AprA?s quatre ans A� la Banque mondiale, j’ai dA�cidA� de partir. Je lui ai envoyA� un e-mail et dit que j’A�tais au chA?mage. Je n’ai pas entendu de retour de lui. Et puis un jour, j’ai reA�u un appel d’une agence de voyage locale. Ils ont dit qu’ils avaient un billet pour moi achetA� par un Dr. Muhammad Yunus d’Islamabad pour voler au Bangladesh. J’ai visitA� des succursales et j’ai sA�journA� dans le pays avec un petit sac A� dos. J’ai appris les histoires [de Grameen] et comment elles ont transformA� la vie des gens. Je pensais essayer d’obtenir un emploi A� la Grameen Bank, mais le Dr Yunus m’a dit, a besoin de vous plus que le Bangladesh. Il m’a dit qu’il me donnerait un prA?t de 10 000 $ US pour dA�marrer une organisation quand je serais prA?t. J’ai voyagA� en Asie du Sud, y compris au NA�pal et en Inde, pendant un an. Je suis revenu et j’ai crA�A� ma propre institution. J’ai eu des A�tudiants stagiaires de l’INSEAD pendant l’A�tA� 1995 pour aider A� faire un plan de faisabilitA� et d’affaires. Nous avons effectuA� des A�tudes de marchA� et des recherches approfondies sur les entreprises fA�minines et l’entrepreneuriat fA�minin au Pakistan. Nous avons pris les principes de Grameen pour voir si nous pouvions les appliquer au Pakistan. Nous avons commencA� en 1996. Nous nous sommes inscrits en juin 1996, mais nous avons fait beaucoup de travail prA�liminaire en 1995.

Nous avons pris environ un an pour la planification. Nous A�tions cinq au bureau, toutes des femmes. J’A�tais agent de crA�dit et nous A�tions basA�s A� Lahore au dA�part. Nous avons donnA� nos 15 premiers prA?ts en novembre 1996 et ce sont toutes des femmes qui sont devenues nos premiA?res acceptantes et, A� certains A�gards, elles ont A�tA� les plus courageuses, qui coque personnalisA� iphone 5 sont ensuite devenues des modA?les pour d’autres femmes.

Zafar: Oui, il a fallu six mois avant que quelqu’un emprunte de l’argent. Nous rencontrions la communautA� et ils disaient que c’A�tait un agenda cachA�. La construction de la confiance A�tait assez difficile. Je travaillais dans une communautA� et savez-vous ce qui les a finalement convaincu d’emprunter Une des anecdotes qu’ils me diraient, s’il y avait de la pluie ou de la grA?le, vous A�tiez toujours lA�. Ils ont dit que tenir nos promesses A�tait la raison pour laquelle nous avions appris A� faire confiance. vous avez dit que vous seriez lA�, vous seriez lA�, ont dit les femmes. Ils devaient apprendre A� signer leur nom. Nous avons suivi une formation en calcul. Il faudrait trois mois pour prA�parer quelqu’un. Certains se plaignent que c’A�tait trop fastidieux ou qu’ils A�taient trop fatiguA�s. Ils diraient, ne va pas obtenir le prA?t en fin de journA�e. Nous avons rendu le systA?me plus rapide [depuis lors]. Notre premier prA?t a A�tA� utilisA� pour dA�marrer une petite A�picerie. [La cliente] a utilisA� une partie de sa maison, une petite piA?ce, et a ouvert la porte dans la rue. La seconde A�tait une ferme avicole individuelle. Notre client a achetA� de petites poussins et les a A�levA�s en poulets. Elle a vendu les poulets, ainsi que les oeufs. Une autre femme a achetA� deux chA?vres. Un quatriA?me a lancA� un A�tal de lA�gumes sur le marchA�. Un autre a lancA� une entreprise de restauration. L’un des plus cA�lA?bres philosophes soufis est enterrA� ici A� Lahore. Kashf est un mot soufi, qui signifie miracle ou rA�vA�lation ou actualisation de soi. C’est une croyance que Dieu est en vous, Dieu est dans l’humanitA�. Toute personne peut A?tre une bonne personne. Quand j’A�tais au Bangladesh [avec Grameen], le mot m’est venu A� l’esprit. Nous aidions principalement les entreprises familiales. Nous voulions que les femmes fassent partie de la dA�cision de prA?t. La pauvretA� affecte tout le mA�nage. Et l’argent devait A?tre dA�pensA� pour une activitA� gA�nA�ratrice de revenus, pas seulement pour la consommation.

Nous A�valuons les familles pour leur plan d’affaires, la validitA� de leur proposition, les perspectives d’avenir et leur rA�putation au sein de leur communautA�. Nous nous asseyons avec les mA�nages et dA�veloppons un plan d’affaires avec toute la famille. Nous examinons leur capacitA� de gestion de la dette. C’est un processus trA?s intensif avec la famille. Ensuite, nous fournissons le prA?t. Nous devons A?tre prudents pour que les familles ne soient pas davantage endettA�es. Nous sommes le troisiA?me plus grand microprA?teur privA� au Pakistan maintenant.

Zafar: Nous avions l’habitude de le faire jusqu’A� il y a trois ans. Grameen a commencA� sur un modA?le de groupe: cinq femmes se rA�unissent et contractent un prA?t, 25 personnes agissent ensemble en tant que centre et il y a un gestionnaire pour eux. A� mesure que le groupe obtient son diplA?me, ils sont admissibles A� plus de prA?ts. Maintenant, il s’agit d’un prA?t basA� sur l’A�valuation du crA�dit. C’est plus d’un processus personnalisA� pour les clients..